Quels sont les dangers de la scission de BHV ?
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La scission tant de l’arrondissement judiciaire que de la circonscription électorale de BHV voulue par l’ensemble des partis flamands porte atteinte à l’unique espace où peut encore s’exercer la solidarité entre Bruxelles, la Wallonie et les francophones de Hal-Vilvorde.
Une telle scission isole davantage ces derniers et fragilise leurs droits fondamentaux, malgré que ces droits aient déjà été reconnus dans le cadre d’un compromis général comprenant notamment la délimitation actuelle des régions linguistiques.
En outre, comme l’avait relevé, dans une interview publiée dans le quotidien La Libre Belgique du 28 novembre 2009, le directeur du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques) Vincent de Correbyter : Si l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est scindé, les nouvelles frontières intérieures de notre pays serviraient de base à la création des frontières d’État, si un jour la Belgique disparaît.
Si on finit avec cette double exception que constitue BHV sur le plan électoral et judiciaire, on verra toutes les frontières – administrative, judiciaire et électorale – coïncider. A ce moment, effectivement, la voie est ouverte à cette règle de droit international, dominante pour ce que j’en sais, selon laquelle en cas de scission d’un pays, les frontières intérieures reconnues servent de base aux nouvelles frontières extérieures des États qui résultent de la scission.
Le professeur de droit constitutionnel comparé à l’Université de Liège, Christian Behrendt, ne disait pas autre chose dans un article publié dans Le Soir, le 30 avril 2008, et intitulé « BHV est un diamant pur ; qui demande sa scission doit mettre le prix » :
« Qui peut exclure l’éclatement du pays dans les vingt ans à venir ?
Plaçons-nous au niveau du droit international public : comment sont fixées les frontières d’un nouvel État ? On applique généralement le principe de l’uti possidetis, ce qui veut dire « ce que tu as possédé par le passé, tu posséderas dans le futur ». En d’autres termes, une entité, lorsqu’elle devient indépendante, conserve le territoire qu’elle possédait auparavant.
BHV est non seulement un arrondissement électoral pour la Chambre, mais en est un aussi pour le Sénat et un pour le Parlement européen. Et à côté de ces « triplés de BHV, il y a un « cousin germain » : l’arrondissement judiciaire de Bruxelles. Vous avez là quatre techniques de « pont » qui enjambent la frontière linguistique(…).
Si les Francophones abandonnent ces quatre techniques de pont, il leur sera très difficile de prétendre, plus tard, que l’uti possidetis ne pourrait pas s’appliquer pour aligner d’éventuelles frontières d’État sur les frontières linguistiques - donc régionales.(…)
Scinder BHV, ce n’est pas seulement priver quelques milliers de francophones de la périphérie du droit de voter pour un parti francophone et de plaider les affaires civiles en français. BHV est au contraire le dernier élément juridique qui permettrait, le cas échéant, aux francophones de renégocier un tracé frontalier dans 10 ou 20 ans.
C’est donc un élément essentiel, pour ainsi dire un diamant pur, celui qui demande la scission de BHV doit donc être prêt de mettre de très sérieuses contreparties sur la table.
Et quand on voit avec quelle détermination les partis politiques flamands réclament davantage d’autonomie pour certains, l’indépendance pure et simple pour d’autres, les francophones ne peuvent en aucun cas prendre le moindre risque : Bruxelles, qui est actuellement entourée de communes flamandes, doit être désenclavée.
La Région bruxelloise doit pouvoir présenter un lien territorial avec la Wallonie et la seule solution dans ce cas est l’élargissement au moins aux six communes à facilités.
Rhode-Saint-Genèse – qui sépare la Wallonie (Waterloo) et Bruxelles (Uccle) sur à peine 3,5 km – constituerait le lien entre les deux régions.
Le drapeau du Tibet sur l’Everest
Le drapeau du Ti bet sur l’Everest
Francis Matthys
Mis en ligne le 17/05/2010 sur le site de la libre
“Free Tibet”, quatorzième “Caroline Baldwin”. Où l’héroïne d’André Taymans participe à une aventure – engagée – sur la montagne la plus haute.
En créant Caroline Baldwin, dont la première aventure, “Moon River", parut en 1996, André Taymans (Ottignies, 14 juillet 1967) ne se doutait pas qu’il se lançait dans une série aussi palpitante qu’émouvante : en paraît aujourd’hui le déjà quatorzième titre. Rapidement, cette jeune “privé” à la psychologie complexe retiendra l’attention du public et, constate le bourreau de travail qu’est son créateur, particulièrement celle de lectrices dont beaucoup ne sont pourtant pas spécialement consommatrices de bandes dessinées. Une héroïne intrépide et fragile - apparemment sans Dieu ni maître (ni maîtresse) - qui s’étoffe au fil des albums, forgée qu’elle est par les coups que la vie ne ménage pas.
Avec un visage qui rappelle celui de la Demi Moore d’il y a quelques années, miss Baldwin est une séduisante (plus que séductrice) sang-mêlé aux yeux verts, Canadienne d’origine indienne. Au cours d’une enquête (contée dans le cinquième titre, “Absurdia"), Caroline deviendra séropositive, ayant été accidentellement contaminée par le virus du sida. Dans cette collection écrite et mise en page par André Taymans (qui, simultanément, dessine des séries aussi différentes que “Lefranc", le reporter créé par Jacques Martin, et “Sibylline", la souris née de l’imagination de Raymond Macherot), l’auteur se montre soucieux d’évoquer des problèmes de société, des situations politiques, des drames humains : sa Caroline Baldwin ("à la vie privée chaotique") en sera tantôt le témoin, tantôt l’actrice.
Que conte le nouvel album de l’héroïne d’"Angel Rock", “Rendez-vous à Katmandou” et “Mortelle thérapie” ? Parce qu’il a été, parce qu’il reste plus que jamais un défenseur de la cause tibétaine, le dessinateur des “Filles d’Aphrodite” a voulu aborder ce douloureux sujet. Cependant, un travail strictement documentaire sur la problématique du Tibet n’a, semble-t-il, guère intéressé les éditeurs Aussi A.T. l’a-t-il intégrée dans un “Caroline Baldwin", veillant à ce que cela reste du “divertissement", avec relatif suspense.
L’histoire prend sa source à New York où, à Central Park, Caro retrouve une amie alpiniste québécoise,Roxane Leduc, qui s’est jurée, avec le concours de militants protibétains, d’aller déployer le drapeau du pays du dalaï-lama au sommet de l’Everest.
L’ojectif est de contrer la propagande chinoise qui s’intensifie à la veille des Jeux Olympiques de Beijing, en 2008 (on se souvient des incidents qui émaillèrent le passage de la flamme dans les rues de Paris A ce symbolique geste politique vont se mêler ici les services secrets canadiens). Avant de partir Roxane laisse à Caroline toutes les infos nécessaires pour la retrouver “au cas où”. Caroline apprend qu’un tueur est dans la cordée de son amie Roxane. Flanquée d’un agent des services spéciaux, elle s’envole pour Katmandou pour une course-poursuite riche en rebondissements. Les apparences sont quelques fois trompeuses. La suite est à lire au plus vite !

Free Tibet ("Caroline Baldwin” n° 14) André Taymans Casterman 48 pp. mises en couleurs par Bruno et Thierry Wesel, env. 10,40 €
La version reproduisant “Free Tibet” en crayonné, augmentée de deux courts récits inédits, est publiée par les Editions Flouzemaker, enrichie d’un CD qui comprend deux titres par Sylvering & Feel the Noïzz; fera l’objet d’un concert/dédicaces à la Fnac de City2 le 14 mai et de Liège, le 29 mai 2010. Tirage limité à 999 exemplaires.
Qui est Manneken Pis
A deux pas de la Grand Place de Bruxelles, dans le quartier Saint-Jacques, à l’intersection de la rue de l’Etuve et la rue du Chêne trône sur sa colonne de 2 m de haut la figure emblématique de Bruxelles, connue pour sa posture toutefois naturelle mais polémique de petit garçon en train d’uriner. Le Petit Julien, de son nom bruxellois Manneken-Pis ou Menneke-Pis est une statue en bronze de 61 cm, fontaine de son état. On l’appela d’abord « Manneken-Pist » (Le môme qui pisse) ou « Juliaankensborre » (Fontaine du petit Julien).
Cette oeuvre témoigne de l’innocence du geste de l’enfant à se soulager d’un besoin naturel à la vue des passants. La statue ne représente pas un vrai petit garçon, mais bien un être imaginaire qu’on appelle un « Amour » à l’imitation des Putti pisciatori italiens. Le bambin joufflu a un corps gras, un torse bien musclé, ses jambes sont pliées : il se penche en arrière et tourne la tête vers sa gauche. L’alliance entre le visage d’angelot, les proportions enfantines et la musculature plutôt athlétique du Manneken-Pis viennent du fait que Bruxelles était dès le XIVème siècle un important centre de diffusion de l’iconographie de l’Enfant-Jésus, représenté nu et héroïque. Par ailleurs, le thème de l’enfant-fontaine s’inscrit dans la vague des fontaines anthropomorphes comme la femme-fontaine, qui fait jaillir l’eau de ses seins. Véritable ambassadeur de la Belgique et icône de Bruxelles à travers le monde, le Manneken-Pis surprend avant tout par sa petite taille, ce qui n’empêche en aucun cas les nuées de touristes- photographes de s’amasser à ses pieds.
Il existait déjà au même endroit une statue en pierre faisant office de fontaine et ayant aussi la forme d’un petit « Amour » urinant. La plus ancienne mention de cette fontaine (dénommée alors « ‘t Menneken Pist » : «le Gamin Pisse») a été retrouvée dans un texte de 1452 mais il n’y a pas de représentation disponible. Le Manneken-Pis était donc une des nombreuses fontaines qui alimentaient Bruxelles en eau potable.
manneken pis
C’est en 1619, le 13 août, que les autorités de la ville demandèrent à Jérôme Duquesnoy père, grand sculpteur bruxellois de l’époque (1570-1641) de réaliser cette statue en bronze. On le surnomme « l’Ancien » pour ne pas le confondre avec son fils également prénommé Jérôme qui fut aussi sculpteur à Bruxelles, à qui certains attribuent d’ailleurs la statuette. Accusé de pédophilie, ce fils sera mis à mort sur la place publique. Son autre fils, François Duquesnoy, fut également un sculpteur célèbre qui oeuvra beaucoup en Italie. Le tailleur de pierre Daniel Raessens fut choisi afin de concevoir une colonne de six pieds sur laquelle sera posée l’oeuvre de Duquesnoy.
A l’origine, la statuette n’était pas accolée au mur et pouvait donc être vue sous tous ses angles, ce qui explique que la sculpture est aussi bien travaillée tant de dos que de profil ou de face. Deux bassins furent ajoutés et, en 1770, une niche en pierre bleue vint compléter l’ensemble. La mise en valeur de la statue de Manneken-Pis placée dans un tout nouveau décor rococo confirme l’importance que celle-ci avait acquise pour les Bruxellois. La fontaine fut protégée par une grille incurvée qui permettait toujours un accès à l’eau. Cette grille fut remplacée par une nouvelle au XIXème siècle, qui empêche désormais tout accès à l’eau. En effet, à la moitié du XIXème siècle, la ville se dote d’un système de distribution d’eau à domicile et les fontaines et leur utilité disparaissent. Seul Manneken-Pis subsiste, symboliquement : la statue est classée par un arrêté le 16 octobre 1975. De nombreuses légendes urbaines sont apparues afin d’expliquer la nudité du « ketje » de Bruxelles bravant la morale judéo-chrétienne en vigueur depuis quelques siècles. Cette nudité offerte devint alors un acte de gloire, un geste de bravade ou encore la représentation d’un haut fait historique ou miraculeux. Ainsi la légende la plus répandue raconte qu’un riche bourgeois aurait perdu pendant cinq jours son jeune fils unique lors des festivités de la ville et l’aurait retrouvé urinant avec désinvolture au coin de la rue de l’Etuve. Reconnaissant, le père aurait alors financé la fontaine ornée d’une statue reproduisant la scène. Une autre légende évoque le sauvetage de la ville par un petit garçon qui aurait éteint à sa manière une mèche menant à des galeries souterraines remplies de poudre. Au XVIIIème siècle on racontait que le petit enfant d’un duc, amené sur un champ de bataille se soulagea et que les troupes galvanisées par cette scène remplie de quiétude remportèrent la victoire. Au XIXème siècle, on prétendait que le gamin représenté était le fils d’un comte parti à la première Croisade qui aurait fait pipi sur le trottoir au moment où la procession du Saint Sacrement passait dans la rue. La statuette répèterait alors ce geste frondeur. Une légende plus fantastique fait appel à l’ensorcellement d’un gamin surpris en plein acte sur la porte d’une sorcière. Condamné alors à répéter éternellement son geste, le gamin aurait apitoyé les Bruxellois qui l’auraient alors remplacé par une statuette de pierre. Ces légendes permirent aux Bruxellois de s’approprier la célèbre fontaine et d’en faire le symbole de leur ville et de leur état d’esprit. La statue de Manneken-Pis aujourd’hui à l’angle des rues du Chêne et de l’Etuve est la réplique exacte de celle qui a été commandée en 1619 et fondue à Bruxelles en 1630, elle a été réalisée en 1965. La statue d’origine est mise à l’abri dans le musée (La Maison du Roi) pour éviter qu’elle ne soit volée ou abîmée. En effet, victime de son succès, elle a connu de nombreuses mésaventures au cours des siècles. Ainsi, la première démolition de la statue, par un noctambule, date de 1628. En 1695 lorsque le Maréchal de Villeroy, sous les ordres de Louis XIV, assiège Bruxelles, Manneken-Pis est mis à l’abri par les habitants ; il retrouvera sa colonne juste après le terrible bombardement français. On fit graver alors sur son piédestal une inscription latine signifiant « Le Seigneur m’a élevé sur un socle de pierre et maintenant il élève ma tête au-dessus de mes ennemis ». Il fut dérobé d’abord par les soldats anglais (1745) retrouvé à Grammont, puis par des grenadiers français (1747) qui l’abandonnèrent à la porte d’un cabaret de Bruxelles. En guise de réparation, le roi de France Louis XV le dotera d’un costume de marquis et le fit « Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis ». Cette nomination obligea les troupes à lui faire le salut militaire. Le vol le plus célèbre reste celui accompli par Antoine Lycas en 1817, dans la nuit du 4 au 5 octobre. Cet ancien forçat français fut condamné aux travaux forcés à perpétuité, à la flétrissure et à l’exposition publique. Retrouvé en mauvais état dans les remparts de Bruxelles, Manneken-Pis fut remis en place le jour de la Saint Nicolas, en 1818, à la grande joie des Bruxellois. Au cours du XXème siècle, le petit bourgeois de Bruxelles a encore connu de nombreuses péripéties : on peut y inclure les tentatives d’enlèvement (1951,1958) ; les mutilations plus ou moins sérieuses (1955, 1957, 1965 -il ne reste alors que les jambes-) ; les enlèvements par des étudiants (1963, 1968, 1978) mais le chérubin regagnera toujours son piédestal. Manneken-Pis fait partie intégrante de la vie de Bruxelles et avec l’Atomium et la Grand Place, il symbolise la capitale belge. Le plus ancien bourgeois de la ville est devenu un personnage fétiche : son petit air espiègle, coquin, fripon, symbolise parfaitement l’esprit frondeur et le sens de l’humour des Bruxellois, qui le revendiquent. Il est associé à toutes sortes de causes : d’Amnesty International à la Gay Pride. Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, Brigadier d’Honneur de divers régiments, le plus vieux citoyen de Bruxelles a reçu le titre envié de « Premier Ambassadeur du Patrimoine folklorique et culturel bruxellois » des mains du Président du Syndicat d’Initiative et de Promotion de Bruxelles. Les membres de l’Ordre des Amis de Manneken-Pis l’aident à remplir cette fonction prestigieuse. De nos jours encore, il s’associe régulièrement aux joies et aux peines de la ville. On l’habille d’ailleurs en conséquence : comme certaines statues religieuses et ce depuis le Moyen Âge, il est revêtu de costumes pour le moins éclectiques selon les occasions : costumes de gala, militaires, estudiantins, folkloriques, associatifs, de musiciens, de sportifs, de personnages célèbres, de légende ou réels (costumes du carnaval d’Alost, des arts martiaux traditionnels japonais, celui de Saint-Nicolas, Mickey, Spider-Man, les Schtroumpfs, Obélix, Dracula et le dernier, un costume traditionnel de Roumanie, janvier 2007…). Sa garde-robe compte aujourd’hui plus de 780 tenues que l’on peut admirer depuis fin 2005 dans un nouveau dressing, au Musée de la Ville de Bruxelles, situé dans la Maison du Roi, sur la Grand Place. Le don du premier costume au petit bourgeois est mentionné en 1698 : à l’occasion d’une grande fête donnée le 1er mai de cette année, Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas offrit un habit de couleur « bleu de Bavière » aux membres du serment des arquebusiers, à la statue de Saint-Christophe et à celle de Manneken-Pis. Le plus ancien conservé au musée est celui offert en 1747 par Louis XV pour excuser ses troupes qui avaient dérobé le petit bonhomme. Un habilleur officiel est chargé de parer le môme de ses habits traditionnels à date fixe, selon la fête, et ce, une trentaine de fois par an. Depuis 2005, il s’agit de Jean-Marc Ahne. La grande fête de Manneken-Pis se déroule les premiers jours de septembre, elle est organisée par l’Ordre des Amis de Manneken-Pis. Le Petit Julien est alors habillé d’un de ces nombreux costumes et arrose ses admirateurs. En effet, lors du changement de costume ou en cas de remise d’un nouvel habit, des festivités sont lancées. Un cortège part de l’Hôtel de Ville, rejoint la statue, entonne le chant qui lui est dédié et la fontaine se transforme alors en abreuvoir alcoolisé. Bière, vin et cidre peuvent sortir du Manneken-Pis, à la plus grande joie de l’assistance, on s’en doute. Lors de certaines fêtes, d’autres confréries accompagnées parfois de fanfares et de « géants » assistent à la cérémonie. Au-delà des réjouissances locales, la popularité dont jouit le petit bonhomme irrévérencieux est internationale, en témoigne les copies et imitations à travers le monde : ainsi Manneken-Pis a un double à Kobe, un à Osaka, un autre en Espagne et un à Colmar. A l’occasion de Mode Design Brussels 2006, un Manneken-Pis vert fluo de presque 4 m de haut a été installé à la gare de Lille. Aux abords de la Grand Place, on peut s’offrir une reproduction du petit garçon en chocolat, en plâtre ou en fonte. De nombreux produits dérivés existent aussi : par exemple une eau de toilette (« Le Pipi de Bruxelles ») créée en 2001 ou encore une bière dont l’étiquette à l’effigie du Manneken-Pis a fait polémique en Pennsylvanie il y a une dizaine d’années. Le Petit Julien est une source sûre d’inspiration : en 1949, Maurice Chevalier lui consacra une chanson dont il existe une version en flamand. Une autre chanson exprimant la joie de Manneken-Pis et des Bruxellois relative au départ des Sans-Culottes de 1793, fut retrouvée dans les Archives de l’Hôtel de Ville de Bruxelles : ceci témoigne de la fascination intemporelle que provoque le petit bourgeois. Il fut aussi, à plusieurs reprises, la figure centrale des revues du théâtre « Les Folies Bergères » aujourd’hui disparues. Le cinéma s’est également emparé de l’icône belge : en 1913 fut réalisé Saïda a enlevé Manneken-Pis par le cinéaste Alfred Machin, un court métrage belge burlesque et patoisant. Frank Van Passel a réalisé en 1994 un film au titre évocateur : Le P’tit Pisseur à Hollywood et plus récemment Manneken-Pis se fait enlever par des extraterrestres dans le court-métrage en 3D D’amour et d’eau fraîche (conçu par cinq étudiants de Montbéliard, sorti en janvier 2006). Figure emblématique de Bruxelles et plus largement de la Belgique, l’avenir du petit bonhomme est déjà assuré… Il lui faudra cependant prévoir de la place pour ses nombreux futurs costumes !…
Océans un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
Lien: http://www.oceans-lefilm.com/

Quatre années de tournage, du matériel imposant, sans trucage, la nature à l’état pur.
Avec ce Film, les auteurs, réalisateurs et équipes techniques ont voulu témoigner du plaisir qu’ils ont eu à côtoyer les grands de ce monde, les baleines, les cachalots, les orques, les requins, les phoques, les raies, mais aussi tous les poissons anonymes, pieuvres et tortues.
Demain, d’autres pourront-ils à leur tour avoir le bonheur de telles rencontres ? Au cours des périples de toute l’équipe du film, ils ont aussi vu des mers blessées, des océans souillés. Il ne faut pas que ce film soit l’ultime témoignage d’un paradis perdu. Il est impératif au contraire, que nos enfants, ceux d’ici et de là-bas, ceux d’aujourd’hui et de demain puissent vivre les mêmes expériences.
Comment leur avouer sans honte que cela leu est désormais impossible car nous avons tout saccagé par cupidité, égoïsme, caprice et inconscience ?
En tant que plongeur, cavalier et amoureux de la montagne, parcourant les mers et les vallées, je suis particulièrement sensible à la préservation des beautés de cette planète. De ma planète Mère.
Mais l’Homme n’a pas seulement besoin des produits de la mer, il a besoin de l’imprévisibilité du monde vivant. Il a besoin de rêves, d’aventures, de surprises.
Ils ne les trouvera pas dans une ferme aquicole, peuplé seulement de méduses, de crabes et de calamars !!
Notre planète n’est pas faite pour être jetée dans 100 ans mais pour porter la vie des milliards d’années encore.
Il n’y a pas de planète de secours, il n’y a pas ” d’Océans de rechange “.
Et vous, quel océan souhaitez-vous offrir à vos enfants ? Quelle planète leur laisserez-vous en héritage.
Certes nous avons hérité du monde de nos parents, mais nous empruntons sur la terre future de nos enfants !!
Réfléchissez-y bien !
Homage à Coluche ( + 18.6.1986)

20 ANS APRES SA MORT RENAUD NE L’A PAS OUBLIER
UN PASSANT QUI PASSAIT M’A D’MANDÉ C’MATIN Où SE TROUVAIT LA PLACE À COLUCHE. JE LUI AI DIT « ON DIT PAS « LA PLACE À COLUCHE », ON DIT « LA PLACE DE COLUCHE ! » FINALEMENT JE LUI AI DIT « « LA PLACE DE COLUCHE ? BEN ELLE EST LÀ ! » (je montre mon cœur…)
C’EST VRAI QUOI ! POUR TOUJOURS ET À JAMAIS SA PLACE ELLE EST DANS NOS CŒURS NON ? BON… Y COMMENCE MAL MON DISCOURS HEIN ? UN PEU CUCUL NON ? OK ! ALORS J’VAIS PAS FAIRE DANS LE SENTIMENTAL, DANS L’MÉLO, J’VAIS ÊTRE TRASH, MÉTAL, GORE, J’VAIS FAIRE LE PREMIER DISCOURS AU MONDE « À LA MÉMOIRE DE NOTRE CHER DISPARU » SANS LOUANGES, SANS ÉLOGES, SANS SOUVENIRS ÉMUS, SANS TRESSAGES DE LAURIERS !

ÇA VA COMMENCER PAR « COLUCHE, ENFOIRÉ ! T’AVAIS PAS L’DROIT D’FAIRE DE LA MOTO SANS CASQUE ! D’AILLEURS T’AVAIS PAS L’DROIT DE FAIRE DE LA MOTO DU TOUT ! C’EST ARCHI-DANGEREUX CES CONNERIES, REGARDE LE NOMBRE DE MORTS QU’Y Y’A EU DEPUIS L’AUBE DES TEMPS, FAUCHÉS DANS LA FORCE DE L’ÂGE AU GUIDON DE LEURS PÉTARADANTES MOTOCYCLETTES JAPONAISES : LAURENCE D’ARABIE ! BON D’ACCORD C’ÉTAIT UNE MOTO ANGLAISE ET Y ROULAIT À GAUCHE MAIS BON TOI AUSSI ! ENFIN… TU ROULAIS « POUR » LA GAUCHE, J’ME COMPRENDS… DANIEL BALAVOINE SUR LE RALLYE PARIS-DAKAR ! C’EST BIEN UNE COURSE DE MOTO NON ? SAINT-EXUPÉRY SUR LE RALLYE NICE-ABYSSES, NON ? PAS LUI ? AH BON… ALBERT CAMUS SUR LE RALLYE CAFÉ DE FLORE-LOURMARIN, JAMES DEAN SUR LE RALLYE HOLLYWWOOD-SALINAS, JEAN EDERN HALLIER SUR LE RALLYE BRASSERIE LIPP-DEAUVILLE… ET J’EN OUBLIE…

NON, T’AURAIS DÛ RESTER PIÉTON ET TRAVERSER DANS LES CLOUS.
MAIS BON, T’AIMAIS PAS TRAVERSER DANS LES CLOUS, T’AIMAIS LA VITESSE ET LA LIBERTÉ, ET PEUT-ÊTRE QUE TEL LE JAMES DEAN CITÉ PLUS HAUT TA DEVISE ÉTAIT, DANS TON INCONSCIENT : « VIVRE JEUNE, MOURIR VITE ET FAIRE UN BEAU CADAVRE »… C’EST MALIN… PERSO MA DEVISE À MOI QUE J’AI C’EST « VIVRE JEUNE, MOURIR VIEUX - VOIRE PAS MOURIR DU TOUT – ET AVOIR DE SON VIVANT UNE PLACE DE CHOIX DANS LE COEUR DES GENS PLUTÔT QU’UNE PLACE À SON NOM À TITRE POSTHUME ! »

JE CONTINUE AVEC MON ANTI-DISCOURS :
COLUCHE ENFOIRÉ ENCORE! T’AS CRÉÉ LES RESTOS DU CŒUR ! CE FAISANT TU AS DÉCHARGÉ LES POLITIQUES DE LEUR FONCTION PREMIÈRE QUI DEVAIT ÊTRE DE PRENDRE EN CHARGE LA MISÈRE SOCIALE, DE SOULAGER LES SOUFFRANCE, DE NOURRIR LES AFFAMÉS ET DE LOGER LES SANS ABRIS. LES POLITIQUES IL SE REPOSENT SUR TOI MAINT’NANT ! ILS SE FENDENT BIEN LA GUEULE DE VOIR, GRACE À TOI ET TOUS LES ARTISTES ET TOUS LES BÉNÉVOLES DES RESTOS DU CŒUR, QU’ON CONTINUE VINGT ANS APRÈS À ÉPONGER LES INJUSTICES AVEC LA SERPILLIÈRE DE LA CHARITÉ !
JE NE PENSE PAS QUE TU SERAIS HEUREUX AUJOURD’HUI DE VOIR QUE LES RESTOS DU CŒUR EXISTENT TOUJOURS ET QU’ILS SONT PLUS UTILES QUE JAMAIS…

JE CONTINUE ! COLUCHE ENFOIRÉ TOUJOURS ! ET GROSSIER PERSONNAGE ! TU TE MARIAIS AVEC UN MEC, TU TE METTAIS UNE PLUME DANS L’CUL, TU PÉTAIS À TABLE, TU RACONTAIS DES HISTOIRES COCHONNES, TU JOUAIS DIVINEMENT LA COMÉDIE DANS DES FILMS POPULAIRES ET RIGOLOS ET IL A FALLU QUE TU NOUS FASSES PLEURER DANS « TCHAO PANTIN » POUR QUE LES CONS QUI N’AIMENT PAS RIRE TE CÉSARISENT ENFIN, TU FAISAIS DES SKETCHS Où TU T’FOUTAIS DES PAUVRES, DES ARABES, DES FLICS, DES FLICS ARABES, Où TU CHAMBRAIS LES FRANçAIS MOYENS ET PIS LES GROS AUSSI, ET D’AILLEURS, LOUIS PAUWELLS DU FIGARO NE S’Y ÉTAIT PAS TROMPÉ PUISQU’IL DISAIT DE TOI (ET DE MOI AUSSI D’AILLEURS) QUE TU VÉHICULAIS LE SIDA-MENTAL AUPRÈS DE LA JEUNESSE ! C’EST MARRANT, IL SEMBLE QUE LA JEUNESSE EN QUESTION AIT PAS MAL RÉSISTÉ À L’INFECTION ET QUE LEUR IMMUNITÉ À LA CONNERIE ET LA BARBARIE UNIVERSELLE EN SOIT RESSORTIE RENFORCÉE…

ET ENFIN, COLUCHE ENFOIRÉ ENFIN ! COMME L’ÉCRIVIT LE PLUS GRAND CHANTEUR FRANçAIS DE TOUS LES TEMPS DONT ON CÉLÈBRE AUJOURD’HUI LE 25ÈME ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION, J’AI NOMMÉ GEORGES BRASSENS : « ET C’EST LA MORT, LA MORT TOUJOURS RECOMMENCÉE… »
COMME L’ÉCRIVIT AUSSI LE DEUXIÈME PLUS GRAND CHANTEUR FRANçAIS DE TOUS LES TEMPS (AUJOURD’HUI C’EST LA SAINT-NARCISSE, C’EST POUR Ça QUE J’ME PERMETS DE ME CITER…) : ENFOIRÉ ON T’AIMAIT BIEN, MAINT’NANT ON EST TOUS ORPHELINS, T’ÉTAIS UN CLOWN MAIS T’ÉTAIS PAS UN PANTIN ! LOLITA A PLUS D’PARRAIN, NOUS ON N’A PLUS NOTRE MEILLEUR COPAIN… J’VOUDRAIS M’BLOTTIR DANS UN COIN AVEC MARIUS AVEC ROMAIN, PLEURER AVEC EUX JUSQU’À LA SAINT-GLINGLIN… »
ENFOIRÉ ON T’AIMAIT BIEN…

ON T’AIMAIT MÊME « À MORT ! » ET, ENFOIRÉ, TU NOUS A PRIS AU MOT !
À PROPOS DE MOT ENFIN, JE NE TE REMERCIERAI JAMAIS ASSEZ D’AVOIR DONNÉ UN SENS NOUVEAU, UN DOUBLE SENS, À CE MOT « ENFOIRÉ » EN LUI CONFÉRANT, SELON QU’ON L’ADRESSE JE SAIS PAS MOI, À UN NICOLAS SARKOZY OU À UN BERTRAND DELANOÉ, OU À VOUS TOUS, ET SURTOUT À TOI, LE MÊME SENS QU’UN MOT DE CAMBRONNE OU LE MÊME SENS QU’UN MOT D’AMOUR…
ENFOIRÉ !


Renaud 29 Octobre 2006